LE CIMETIERE DES ARLEQUINS (1973)....Paroles

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LE CIMETIERE DES ARLEQUINS (1973)....Paroles

Message  EGNA le Jeu 2 Mai 2013 - 21:05

Ces Gens-Là

D'abord ; d'abord
Y'a l'aîné, lui qu'est comme un melon
Lui qu'a un gros nez
Vu qui sais plus son nom, Monsieur
Tellement qui boit
Tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qu'est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoûle toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'Église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qu'a l'oeil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas
On prie
Et puis y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qu'a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son p'tit chapeau
Avec son p'tit manteau
Avec sa p'tite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qu'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens~là
On ne vit pas, Monsieur
On ne vit pas
On triche!
Et puis y'a les autres
La mère qui n'dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y'a la moustache du père
Qu'est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands (guff)
Et ça fait des grands (guff)
Et puis y'a la tout'vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu qu' c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
C' que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas, Monsieur
On ne cause pas
On compte
Mais il est tard, Monsieur
Y faut que j'rentre chez moi

Aujourd'hui, c'est la fête chez l'apprenti sorcier

Ils sont arrivés par le sentier qui mène au lac
Chargés de gros fûts d'ammoniaque
En ricanant !
Merlin l'enchanteur les devançait le teint blafard
Les yeux-lanternes, la langue-buvard
Se pourléchant.
L'étrange procession se réfugia dans la caverne
Aux murailles squelettiques et ternes
En se signant
Soudain Aladin alluma ses feux de Bengale
Les chauves-souris enduisent la salle
De leur vivant.
Tu viens, aujourd'hui c'est la fête chez l'apprenti sorcier
Devine ce qu'il a préparé
A ses enfants ?
Il a fait jaillir son élixir acidulé
Des éprouvettes ensorcelées
De ses parents
Aujourd'hui c'est la fête chez l'apprenti sorcier
Aujourd'hui c'est la fête chez l'apprenti sorcier


Bivouac (1ère partie)

{Les Damnés}
Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac bon diou !

{L'alchimiste}
C'était en hiver
J'avais longtemps marché !

{Les Damnés}
Ô bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac bon diou !

{L'alchimiste}
Vois-tu cette pierre ?
Je me suis reposé !

{Les Damnés}
Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac bon diou !

{La Mort}
Pourquoi t'es-tu arrêté
Devant le Pieux Ravin ?
Tu t'approchais de mon royaume
Qui sent si bon le chien
Et du fond de mes ténèbres
Alchimiste de cabale
Je chante l'oraison funèbre
De ta pierre philosophale !

{Le singe}
Taisez-vous, je suis nu
Et mon ombre prend la forme de la rue
Tais-toi, je suis blessé
L'estaminet est fermé, je suis jeté !
Je veux voler, je veux voler !
Crever l'atmosphère
Et le ciel des damnés
Je veux voler, je veux voler
Afin que la terre ne soit plus mon oreiller !
Je veux crier, je veux crier !
De la gueule du Saint-Père
Jusqu'aux tripes des putains
Que l'orphéon du Grand Magistère
N'est pas pour demain !

L’ Espionne Lesbienne
De ses yeux de fauve
Elle chavirait de faune en faune
En fausse femme
De ses ailes chauves
Souris allait de zone en zone
En jeu de dames
À pleines dents
À pleine face
Incidemment
Elle te fait face

Elle est la machine
Qui a fabriqué la Joconde
Suce les poitrines
Des plus belles dames du monde

Elle déploie ses griffes
Et se dégrafe montrant ses griffes
De fausse femme
Ange aux doigts de suif
Au corps trop plat au coeur en nef
De " cathédrame "

Assise devant
La vierge pâle
Assurément
Son vagin râle
Elle est ballerine
Dans un théâtre de candeur
Elle est Agrippine
Sous une rampe de sueur

Elle est lesbienne
Elle est chienne
Elle est hyène, elle est ( ah ! )

Elle est Cayenne
Elle est Caspienne
Elle est Vienne. Elle est ( ah !.. )

Elle est suave
Elle est flave
Elle est Slave, elle est ( ah !.. )

Elle est lesbienne
Elle est chienne
Elle est hyène. Elle est ( ah ! . . )

Déesse aux yeux de biche
Qui défriche et qui triche
Et qui brame
Où es-tu belle tarentule ?
Dans ta toile de globules
Que tu traînes

Plus qu'un venin
Plus qu’un serpent
Tu te déteins
Sur mon présent

Tu es la cyprine
Qui lubrifie les catacombes
La mèche d’hémoglobine
Qui fera palpiter la bombe !


De Temps En Temps

De temps en temps, d'ou vient le sentiment, de crever d'infortune
De temps en temps, d'ou vient le filament, qui lie chaque lacune
A chacun sa place, la vie nous lasse de sa vie

De temps en temps, d'ou vient le déchirement, d'un passé de grisaille
De temps en temps, que fait le châtiment, de celui qui tenaille
A chacun sa place, la vie nous encrasse de sa lie

Mouchoir pourris, Bouquins flétris, de rêves insensés.
Bilan doré, croix chamarré de rêves fous.

Essuie tes pieds, sur la paillasse usée, du pardon
Essuie ton nez, dans le mouchoir troué, des cochons

De temps en temps, d'où vient ce ronflement, de moteur mal graissé
De temps en temps, d'où vient ce sifflement de flibustier rouillé
A Chacun sa place, la vie nous encrasse de sa lie.

La Route Aux Cyprès
Nuages de faïence relevés de nacre
Mon pinceau courbe l'échine comme un cheval de fiacre
J'ai esquissé la lune sur une toile de nuit
En laissant ma fortune aux clés du paradis.

Vent d'aquarelle
Buissons huilés
Palette charnelle
Je ne suis plus un arc-en-ciel

Je sens que les amis sont au bout du chemin
Ils me disent que je tiens le ciel entre leurs mains
Mais mes doigts de malade craquent aux confins du vieux
J'ai senti la barrière d'où l'on voit de ses yeux !

Le cœur enduit de vin, je vexe ma cirrhose
Et d'un coup de fusain, j'éjacule une dose
Dose de narcotique que m'ont servi les dieux
Dans l'antre de ma honte retentit le coup de feu ?

Le Cimetière Des Arlequins

Il est déjà tard pèlerin il est grand temps de partir
Ranger vos nénuphars vous n'aurez plus le temps de lire
Crapaud de goudrons alligators et mannequins de cire
Arlequins

Agenouillez vous bonnes gens le grand prêtre vas passer
Branlez vos chapelets excrémenteux et dilapidés
Comme l'aigle impérial son goupillon va vous déchirer
Arlequins

Levez vous beau monde cette nuit la lune a cartier libre
Pincez votre peau afin que nul ne cellule ne vibre
Retenez votre souffle comprimez vos poumons de fibres
Arlequins

Nous traverserons l'ondé de vase de la fortune
Nous découvrirons les eaux magiques de la lagune
Un lézard parleur nous comptera l'histoire de la dune
Arlequins

Brûlé par un volcan de thym
Buriné par le chant des lutins
La mer des hydres a pleuré ses requins
Engloutissant le sang des arlequins, le sang des arlequins, le sang des… Rien

Nous voila très loin enfoncés dans la zone aquatique
Les jambes en vilebrequins l'épiderme teinté chimique
Réfléchissons nos visages dans le miroir excentrique
Arlequins

Au carrefour de trois flaques d'or nous rencontrons le rat mage
Il nous dit restez la je visite vos organes fromages
La folle sangsue ne fait plus partie de mon voyage
Arlequins

Rendez-vous au champ ou les salsifis sont sucre d'orge
Ou Lucifer met en quarantaine ses soufflets de forges
Allaitons nous au pie de venus qui pend a sa gorge
Arlequins

Il est trop tard passez donc le temple du souvenir
Rangez vos catafalques vous n'aurez plus le temps de lire
Crapaud de goudrons alligators et mannequins de cire
Arlequins

Entrez, entrez beau monde
Choisissez votre tombe
Dans le cimetière des arlequins

Entrez, entrez braves gens
Recherchez le tourment
Dans le cimetière des arlequins

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Re: LE CIMETIERE DES ARLEQUINS (1973)....Paroles

Message  Invité le Ven 3 Mai 2013 - 16:50

Merci GG !! verygood verygood

Dis-moi, les textes tu les retapent (au clavier) ou tu les as déja en fichier informatique ?

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Re: LE CIMETIERE DES ARLEQUINS (1973)....Paroles

Message  EGNA le Ven 3 Mai 2013 - 17:14

Je les avais pratiquement tous en "fichiers info" mais je ne remets pas la souris dessus sad Ils ne m'en reste que huit confus1 ..... Si toutefois je remets la queue (...de la souris razz ) dessus, je pense à toi ! Hey pour "Egna" je scanne ou pas (moi aussi j'ai chopé les paroles à droite et à gauche....Plutôt à gauche wink ) ?

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Re: LE CIMETIERE DES ARLEQUINS (1973)....Paroles

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